Le vélo électrique est très apprécié et continue de gagner en popularité auprès des utilisateurs notamment en raison de sa praticité et de son élégance.

De plus, contrairement aux voitures, son utilisation n’a qu’un impact minime sur l’environnement. Et comparé aux vélos traditionnels, il permet de se déplacer rapidement sans trop d’efforts.

Cependant, il peut parfois être compliqué de comprendre les différentes offres et terminologies du secteur des vélos électriques. Il y a en effet des différences majeures entre les vélos à assistance électrique (VAE) et les vélos électriques rapides, également connus sous le nom de speedelecs. Ce guide vise à vous renseigner sur les particularités et les avantages de chacun de ces types de vélos.

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Vélo électrique versus Speedelec

Le vélo à assistance électrique (VAE)

Le vélo à assistance électrique (VAE), ou Pedelec, est essentiellement un vélo. En effet, comme pour un vélo traditionnel, une action de pédalage est indispensable en vue d’avancer. Cependant, il est équipé d’un moteur électrique alimenté par une batterie rechargeable qui assiste cette action. Le VAE offre ainsi la possibilité de parcourir de plus grandes distances tout en faisant de l’exercice.

Les avantages et inconvénients du VAE

Bien que l’assistance électrique facilite le pédalage, il est toutefois nécessaire de fournir un certain effort pour se déplacer. Si l’on souhaite aller plus vite, il faudra alors fournir plus d’efforts, ce qui permettra de solliciter davantage les muscles du corps et d’améliorer la condition physique. Le vélo à assistance électrique présente plusieurs autres avantages tels que notamment son respect de l’environnement et sa capacité à vous permettre de parcourir de longues distances sans trop d’efforts.

Toutefois, il est important de noter que sa vitesse est réglementée à 25 km/h et qu’il est souvent plus lourd qu’un vélo traditionnel (avec un poids moyen de 23 kg). Enfin, bien qu’il soit plus coûteux qu’un vélo classique, il existe des prêts spécifiques ainsi que des aides gouvernementales et locales pour vous aider à financer votre achat.

Quelles sont les lois belges concernant les vélos à assistance électrique ?

Les vélos à assistance électrique (VAE) sont réglementés par la loi fédérale sur la circulation routière. Les principales lois et réglementations concernant les VAE en Belgique sont les suivantes :

  • Limitation de la puissance : la puissance du moteur électrique ne doit pas dépasser 250 watts et l’assistance doit s’arrêter lorsque le vélo atteint une vitesse de 25 km/h. Les VAE qui peuvent aller plus vite que 25 km/h sont considérés comme des vélos débridés et ne sont donc pas autorisés à circuler sur la voie publique.
  • Age minimum : les enfants de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à conduire un VAE de plus de 25 km/h.
  • Casque de protection : le port du casque n’est pas obligatoire mais il est fortement recommandé.
  • Assurance : les VAE ne sont pas considérés comme des véhicules motorisés et ne nécessitent donc pas d’assurance spécifique tant que leur vitesse ne dépasse pas les 25 km/h.
  • Immatriculation : les VAE ne sont pas soumis à l’immatriculation.
    Éclairage : les VAE doivent être équipés d’un éclairage avant et arrière, ainsi que d’un feu stop.
  • Respect du code de la route : les VAE sont soumis aux mêmes règles de circulation que les vélos traditionnels, notamment en matière de signalisation, de priorités, de sens interdits et de limitations de vitesse. Les VAE ont le droit de circuler sur les pistes cyclables.

Attention ! Les règles et réglementations concernant les VAE peuvent varier en fonction des régions et des municipalités. Il est donc conseillé de se renseigner auprès des autorités locales pour connaître les réglementations spécifiques dans votre région.

Le speedelec

Il est important de distinguer les VAE des speed bikes, également connus sous le nom de « speedelec ». Bien que le speedelec possède des pédales, un guidon, un dérailleur et des freins à disque, sa vitesse maximale légale de 45 km/h le classe dans la catégorie des cyclomoteurs plutôt que des vélos.

Comme les VAE, le speed bike est équipé d’un moteur alimenté par une batterie (le plus souvent au lithium) qui peut être placé dans le moyeu de la roue ou au niveau du pédalier. Cependant, contrairement aux VAE, le moteur du speed bike fournit une assistance à 100% dès le premier coup de pédale, quel que soit l’effort fourni par le conducteur. Quant aux niveaux d’assistance, ils peuvent être ajustés via une console, tout comme pour les VAE.

Les avantages et inconvénients du VAE

Pour commencer, le speed bike peut continuer à avancer sans pédaler grâce à son moteur activé par un accélérateur ou une gâchette. Une fonctionnalité tout à fait légale selon la loi. En plus de cela, utiliser un speed bike peut être une alternative économique et écologique à l’utilisation quotidienne d’une voiture ou d’un cyclomoteur pour les mêmes trajets.

Cependant, il est important de noter que les speed bikes, avec leur vitesse maximale de 45 km/h, sont classés comme des cyclomoteurs et nécessitent dès lors une assurance et une immatriculation. Ils ne sont pas autorisés sur les pistes cyclables et doivent être considérés davantage comme des scooters que comme des vélos. Par conséquent, le temps de trajet peut être affecté par les conditions de circulation.

En ce qui concerne les coûts, les speed bikes sont beaucoup plus chers que les VAE et peuvent facilement coûter entre 4000 et 6000 €.

Quelles sont les lois belges concernant les speedelecs ?

Les speedelecs pouvant atteindre une vitesse 45 km/h, ils sont soumis à des lois et réglementations spécifiques dont, entre autres :

  • Immatriculation et assurance : les speedelecs doivent être immatriculés et assurés comme des véhicules à moteur. Ils doivent également porter une plaque d’immatriculation.
  • Casque de protection : le port du casque de protection est obligatoire pour les conducteurs de speedelecs en Belgique.
  • Age minimum : pour conduire un speedelec, il faut être âgé d’au moins 16 ans.
    Permis de conduire : un permis de conduire de catégorie AM ou B est nécessaire pour conduire un speedelec en Belgique.
  • Équipements obligatoires : les speedelecs doivent être équipés d’un feu avant et arrière, d’un avertisseur sonore, de freins, de rétroviseurs et d’un système de signalisation lumineuse pour indiquer les changements de direction.
  • Respect du code de la route : les speedelecs doivent le plus souvent suivre les mêmes règles de circulation que celles appliquées aux cyclomoteurs.
  • Voies réservées : les speedelecs ne sont autorisés à circuler sur les pistes cyclables que si celles-ci sont délimitées par un signal D9. Ils peuvent circuler sur les voies réservées aux véhicules à moteur, mais pas sur les trottoirs. Enfin, les speedelecs ne sont pas autorisés à rouler dans les zones piétonnes auxquelles les autres cyclistes ont accès (à certaines heures précises).

Les différences entre les vélos électriques et les speedelecs

Bien que les vélos électriques de type assistance et les speedelecs partagent de nombreuses similitudes, ces deux types de vélos électriques possèdent néanmoins leurs propres particularités :

Vitesse maximum et assistance

Les deux types de vélos électriques présentent une différence significative en ce qui concerne leur limite de vitesse autorisée. Le VAE ne peut en effet pas dépasser les 25 km/h tandis que le speedelec peut atteindre les 45 km/h. De plus, contrairement au VAE, le speed bike peut continuer à avancer même si le conducteur n’est pas en train de pédaler. Le VAE, quant à lui, est équipé d’un moteur assisté, également appelé moteur intelligent, qui ne se met en marche que lorsque le cycliste pédale. Le moteur s’arrête automatiquement lorsque le cycliste cesse de pédaler ou lorsqu’il dépasse la limite de vitesse de 25 km/h, conformément à la loi. On parle alors de « pédalage assisté ».

Voies de circulation autorisées

Selon la loi, les vélos électriques rapides sont considérés comme des cyclomoteurs car ils peuvent dépasser la vitesse maximale autorisée pour les vélos à assistance électrique, soit 25 km/h. Par conséquent, les conducteurs de ce type de vélo ne sont pas autorisés à emprunter les pistes cyclables et doivent plutôt circuler sur les routes avec les voitures et les motos. En revanche, les cyclistes utilisant des vélos à assistance électrique sont autorisés à utiliser les pistes cyclables qui leur sont dédiées.

Bon à savoir : depuis le 1er octobre 2022, les speedelecs peuvent circuler sur les pistes cyclables qui sont délimitées par un signal D9.

Assurance

Si vous conduisez un speedelec, il est considéré comme un cyclomoteur, ce qui signifie que vous devez obligatoirement souscrire une assurance RC cyclomoteur. Cette assurance couvrira les frais en cas de dommage impliquant un tiers. Cependant, si vous conduisez un VAE, une simple assurance responsabilité civile suffit car la loi le considère comme un simple cycle. Cette assurance n’est d’ailleurs pas obligatoire, mais grandement recommandée.

Qu’il s’agisse d’un VAE ou d’un speedelecs, d’autres assurances sont fortement recommandées telles que l’assurance vol ou encore protection cycliste. De plus, il est important de noter que le speedelec doit être immatriculé comme un scooter ou une moto, tandis que le VAE n’a pas besoin d’immatriculation.

Autonomie

Comme mentionné précédemment, un speedelec peut fonctionner sans que le cycliste ne doive pédaler. Une fonctionnalité intéressante mais qui peut entraîner une forte sollicitation de la batterie en raison du fonctionnement constant du moteur, ce qui réduit considérablement l’autonomie de la batterie. En revanche, avec un vélo à assistance électrique, la puissance du moteur est directement liée à l’effort fourni par le cycliste, ce qui permet de réduire la sollicitation de la batterie et d’optimiser son autonomie. Par conséquent, avec une batterie de même capacité (par exemple 500W), un vélo électrique à assistance peut parcourir des distances plus longues (allant jusqu’à 60-70 km) que le speed bike (environ 40-50 km).

Équipements obligatoires

En ce qui concerne le port du casque, il est obligatoire pour tous les conducteurs de speedelecs alors qu’il n’est que grandement recommandé pour les conducteurs de VAE.

Outre le casque, les équipements essentiels mentionnés précédemment, tels que les dispositifs de freinage, l’éclairage et la signalisation visuelle (comprenant des réflecteurs à l’arrière, à l’avant et sur les côtés), constituent des accessoires obligatoires pour tous les types de vélo électrique.

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